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Colloque sur les « Perspectives de changement politique en Algérie »

Genève, le 15 novembre 2008
 
Le Centre d’Etudes de la Paix de la Fondation Cordoue a organisé à Genève les 13-15 novembre 2008 un colloque sur les « Perspectives de changement politique en Algérie ». Le but de ce colloque était de faire le constat de la situation actuelle en Algérie et d’explorer les possibilités d’instaurer un Etat de droit qui garantit la dignité et la liberté aux Algériens, par des forces politiques échappant à l’emprise du pouvoir et usant des méthodes non violentes.

Plusieurs personnalités politiques, syndicalistes, journalistes et intellectuels algériens de divers horizons ont participé à cette rencontre, notamment Madame et Messieurs Abdelhamid Mehri, Lahouari Addi, Abbas Aroua, Djamel Benchenouf, Ahmed Benmohammed, Mourad Dhina, Malik Djoudi, Nacéra Ghozlane, Saâd Lounès, Rachid Malaoui, Rachid Mesli, Saïd Morsi, Youcef Nedjadi, Yacine Saadi, Salaheddine Sidhoum, Mohamed-Larbi Zitout.

Le colloque a été suivi d’une conférence-débat publique sur le même thème qui a attiré de nombreux Algériens et observateurs qui s’intéressent à l’Algérie et plusieurs journalistes. La plupart des questions posées lors de cette conférence ont porté sur la gravité de la situation en Algérie. Le colloque a été couronné par le communiqué ci-joint.
 

Communiqué

Invités par le Centre d’Etudes de la Paix de la Fondation Cordoue, un nombre de personnalités algériennes dont Messieurs Abdelhamid Mehri, Lahouari Addi, Abbas Aroua, Djamel Benchenouf, Mourad Dhina, Malik Djoudi, Saâd Lounès, Rachid Mesli, Youcef Nedjadi, Yacine Saadi, Salaheddine Sidhoum, Mohamed-Larbi Zitout, ont participé à un colloque en vue d’examiner la situation actuelle en Algérie et discuter les perspectives de changement politique dans ce pays.

Les personnalités susmentionnées se sont accordées pour :

1. Exprimer leurs vives préoccupations quant à la dégradation de la situation et les dangers qui menacent le pays sur plusieurs plans ;

2. Constater l’incapacité du pouvoir en place à résoudre les problèmes du pays et à redonner confiance et espoir aux citoyens ;

3. Insister sur la nécessité d’un changement du régime, qui constitue une revendication populaire urgente ;

4. Insister pour que ce changement soit radical, consensuel et non-violent ;

5. Insister sur la nécessité de la participation de toutes les forces qui aspirent à ce changement, et ce quelles que soient leurs idéologies, leurs tendances politiques ou leurs secteurs d’activité ;

6. Considérer que la proclamation du 1er Novembre 1954 peut être un socle pour un cadre national global après soumission à une relecture approfondie  et consensuelle qui vise sa réactualisation ;

7. Considérer que ce changement exige une dynamique politique et sociale qui soit la résultante d’une consultation, d’une coordination  et d’une action commune de toutes les bonnes volontés.


Elles soutiennent les initiatives qui revendiquent ce changement et appellent à ce qu’elles se multiplient à tous les niveaux, et dans tous les segments de la société.


Elles réaffirment leur confiance en la capacité du peuple algérien à dépasser la crise qui a trop duré et à construire l’Etat de droit pour lequel des générations de martyrs et de militants se sont sacrifiés.

Fait à Genève, le 15 novembre 2008