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Promotion de la coexistence pacifique entre les acteurs politiques à visions du monde divergentes
Tunis, 19 mai 2017
Auteur : Salahedine Jourchi
Traduction de l'arabe : Khadidja Neggazi
Édition : Charlotte Mounier
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Introduction

L’analyse de l'interaction de la religion et de la violence politique en Tunisie est une question urgente et nécessite un travail conjoint des acteurs de ce milieu afin de consolider la participation politique et de prévenir la violence potentielle. Il est donc nécessaire de construire un espace de médiation entre les islamistes, les séculiers, et les autres parties prenantes tunisiennes afin de réduire les tensions et protéger la transition politique naissante. Ce projet découle des recommandations des quatre rencontres sur l’interaction du religieux et du politique dans la sphère publique, tenu en février – mars 2016 à Istanbul, en septembre 2016 à Doha et en mars 2017 à Istanbul. C’est pourquoi un premier atelier a eu lieu le 03 mars 2017 à Tunis. Une des recommandations, émanant de cette rencontre précédente, était l’évaluation des expériences de coopération politique entre acteurs politiques ayant des visions du monde divergentes. Ainsi, le Forum El Jahedh, la Fondation Cordoue de Genève (FCG), et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) suisse ont organisé, le 19 mai 2017, un deuxième atelier à Tunis ayant pour but de répondre à ce besoin. Cet atelier visait à encourager les élites politiques en Tunisie, quel que soit leur référent idéologique, notamment les religieux et les séculiers, à coexister, dialoguer et travailler ensemble. Il a abordé deux expériences dont la portée dépasse le propre contexte tunisien pour constituer un modèle dans un contexte arabe et islamique plus large. Il s’agit de l’initiative du 18 Octobre 2005 et le gouvernement de coalition de la Troïka. La première initiative, lancée durant le règne du président Ben Ali, représentait un front d’opposition contre le pouvoir, et la deuxième a pris la forme d’une coalition gouvernementale entre les différents partis.

L’atelier s’est focalisé sur trois axes, à savoir l’évaluation de l’initiative 18 octobre comme modèle de coopération entre islamistes et séculiers ; l’évaluation de l’expérience de la Troïka ; l’identification des forces et faiblesses de deux expériences ; et finalement la crise qui a eu lieu entre le mouvement Ennahdha et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

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