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10th - 22th May 2017
Cordoba Foundation of Geneva

The bi-weekly CORDOBA UPDATE is the product of continuous monitoring work, carried out by the Cordoba Foundation of Geneva team. By analysing and reporting on key events and trends in the Foundation’s areas of interest, we aim to draw readers’ attention to pertinent developments in North Africa, the Sahel, West Asia and Europe, which are not always covered in ‘mainstream’ media.

In addition to sharing news from these four regions, the Cordoba Update is an opportunity for the Foundation to provide regular updates on its publications, events and other developments.

In line with the programmes and projects funded by partners of the Cordoba Foundation of Geneva, updates and information are included under the following themes:

  • Islamist-Secular relations;
  • Transition and Political participation;
  • Relations between communities of different ethnic, cultural and religious affiliations;
  • Violent extremism and the war on terror;
  • The Cordoba Foundation of Geneva in the media;
  • General information.

For questions and/or feedback regarding the content and form of the Cordoba Update, please contact Sarah Franck: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.


Le CORDOBA UPDATE est un bimensuel qui présente le travail continu de suivi réalisé par l'équipe de la Fondation Cordoue de Genève. Par l’analyse des événements et tendances qui concernent les domaines d'intérêt de la Fondation, nous visons à attirer l'attention de nos lecteurs sur les développements pertinents en Afrique du Nord, dans le Sahel, en Asie de l’Ouest et en Europe, une actualité qui n’est pas toujours couverte dans les médias dits ‘traditionnels’.

Outre le partage de l’actualité de ces quatre régions, le « Cordoba Update » est un moyen pour la Fondation de fournir des mises à jour régulières sur ses publications, événements et autres développements.

En accord avec les programmes et projets financés par les partenaires de la Fondation Cordoue de Genève, les mises à jour et informations concernent les thèmes suivants :

  • Relations islamistes-séculiers ;
  • Transition et participation politique ;
  • Relations entre communautés de différentes affiliations ethniques, culturelles et religieuses ;
  • L'extrémisme violent et la guerre contre le terrorisme ;
  • La Fondation Cordoue de Genève dans les médias ;
  • Information générale.

Pour des questions et / ou des commentaires concernant le contenu et la forme du Cordoba Update, veuillez contacter Sarah Franck : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

EVENTS / ÉVÈNEMENTS

Tunis, 19 mai 2017, atelier sur la religion et le violence politique dans le contexte tunisien actuel

Le vendredi 19 mai 2017 un atelier sur la religion et le violence politique dans le contexte tunisien actuel, s'est tenu à Tunis. Cette rencontre organisée par la Fondation Cordoue de Genève (FCG) en partenariat avec le Forum El Jahedh, et le Département fédéral des affaires étrangères Suisse (DFAE), a réuni des experts pour promouvoir la coexistence pacifique entre acteurs politiques aux visions du monde divergentes. Les discussions, qui se sont tenues sous la règle de Chatham House, ont été riches et avaient pour but d'analyser et de faire l'évaluation de l'expérience du 18 octobre et de la troïka comme première démonstration de coalition entre islamistes et séculiers pour gouverner la Tunisie.

Cet atelier consacré au contexte tunisien émane d'une série d'ateliers dédiés à l'interaction du religieux et du politique dans la sphère publique, un processus qui a démarré en 2016. Deux rencontres se sont tenues à Istanbul et une troisième à Doha, en 2016, puis une quatrième à Tunis en mars 2017. Un rapport de l'atelier sera mis en ligne prochainement sur le site de la FCG (www.cordoue.ch).

ISLAMIST-SECULAR RELATIONS

Mauritanie, 21.05.17 : Des détenus salafis observent une grève de la faim en protestation contre leurs conditions de détention

Une dizaine de détenus salafis, emprisonnés pour leur implication dans diverses actions violentes contre l'armée mauritanienne ou des cibles étrangères en Mauritanie ou ailleurs (Mali, Algérie, etc..), observent une grève illimitée de la faim à la prison centrale de Nouakchott. Ils protestent contre le refus des autorités pénitentiaires de permettre leur accès aux soins, d'ordonner leur enrôlement dans les registres de l'état-civil pour permettre à leurs enfants d'obtenir leurs droits éducatifs, sociaux et médicaux. Ils rejettent aussi les entraves faites à leurs épouses voilées de leur rendre visite en prison.

Entamée depuis le 15 mai, cette grève semble relativement bien suivie par la trentaine de détenus salafis qui purgent, pour la plupart, de lourdes peines, allant souvent à la détention criminelle à perpétuité. Plusieurs détenus commencent à se sentir très faibles et malades, ce qui a amené les autorités à les placer sous une surveillance médicale accrue.

Pour rappel, la plupart de ces détenus ont été arrêtés lors des années marquées par l'activisme salafi violent en Mauritanie (2005-2011). Une bonne trentaine de détenus de ce groupe, dont la plupart des membres étaient affiliés aux différentes branches d'AQMI, avait bénéficié d'une amnistie suite à une grâce présidentielle décrétée en 2010 après avoir accepté de réviser leur position et s'être engagés à renoncer à la violence. Parmi ces détenus, les plus radicaux, une dizaine, se trouveraient dans une prison de haute sécurité à l'intérieur d'une base militaire, Salahedine, située au nord de la Mauritanie en plein désert et proche de la frontière algérienne.

Par ailleurs, du 17 au 19 mai 2017, une réunion stratégique pour l'élaboration d'un programme de lutte contre la radicalisation, la violence à connotation religieuse et le crime organisé au Sahel a eu lieu à Nouakchott. Sous l'impulsion de la Mission de l'Union Africaine au Sahel (MISAHEL) et du groupe des cinq pays du Sahel (G5 Sahel) ainsi de leurs partenaires respectifs, le processus d'élaboration est séquencé en cinq étapes. Les deux premières étapes se sont respectivement tenues à Bamako (octobre 2016) et Niamey (décembre 2016). C'est à Nouakchott que s'est tenue la troisième étape, du 17 au 19 mai 2017, suivront Ouagadougou et N'Djamena. L'étape tenue à Nouakchott aura ainsi permis d'approfondir la réflexion sur le phénomène de la radicalisation et sur les axes stratégiques devant aider à contrer cette menace croissante dans les pays de la région.

Liens pour plus d'informations :
http://mourassiloun.com/article/299
http://alakhbar.info/?q=node/3488
http://essahraa.net/fr/?q=node/4224

TRANSITION AND POLITICAL PARTICIPATION / TRANSITION ET PARTICIPATION POLITIQUE

Egypt, 09.05.2017: Egypt's Age of Intellectual Fascism

Amr Khalifa, a freelance journalist and analyst, wrote that Egyptian walls have often had 'ears', but since 2011, it is not Big Brother that we fear. Millions of Little Brothers have emerged among us to police what we are meant to say and think. He added, "rather than enumerate the ways in which groups like the Islamic State (IS) are making inroads into the Nile Delta, or how inflation has soared to 31 percent under Abdel Fattah el-Sisi's so-called leadership, we need to look deeper into matters which may seem esoteric. We need to analyze a new phenomenon: a mental condition plaguing the country." In Egypt, "we have a form of intellectual terrorism. It is by the people against the people," he argued. This is not merely the rule of "Big Brother", a new form of George Orwell's 1984, eating away at Egypt's soul. The damage is done by millions of Little Brothers spreading cancerously through the Egyptian body politic, both within its borders and without. The army need not enter homes when it has already invaded the minds of its people. He added, "this phenomenon, part and parcel of a larger fascistic dynamic that has swept Egypt, and to varying degrees, numerous other countries, is not limited to Egyptian work places or homes but all that is identified as Egyptian in cyber space as well. It abounds on Facebook and Twitter. Rather than physical violence, verbal brutality is used by all socio-political camps to silence alternative voices." He also noted that this is not merely limited to the pro-government camp. Revolutionaries, leftists, Islamists, Salafists and secularists are equally guilty of the complex crime of "othering" by shouting down those with whom they disagree, insulting and aggressively attacking - rather than discussing.

A few weeks ago, sixty Egyptian members of parliament approved a draft law on "the regulations of using and exploiting social media networks." If adopted by the parliament, the law would require social media users in Egypt to register with a government authority in order to use social media websites including Facebook and Twitter. The law would establish a department tasked with granting citizens permission to use social media. Within six months of the law's adoption, users would have to register on the department's website with their real names and state ID numbers to be able to use social media networks. Failure to do so could bring punishment of up to six months in jail and a fine.

Links for more information:
http://www.middleeasteye.net/columns/egypt-s-age-intellectual-terrorism
http://www.egyptindependent.com/parliament-considers-social-media-draft-law

Tunisia, 10-22.05.17: How long will the Essebsi-Ghanouchi Consensus hold?

During the previous week, President Beji Caid Essebsi delivered an hour-long speech in which he threatened to use the army to break up the protests in Tataouine and at the oil production facilities in El Kamour. The sit-ins had been going for over a month then, but the restless protestors demanding jobs and development projects for the southern region were not satisfied by the promises PM Youcef Chahed pledged during a visit to region, and hence decided to escalate the protest by taking control of the only access road to the oil production base in EL Kamour. Back in Tunis a few days before Essebsi's speech, Chafik Sarsar, president of the elections oversight body, ISIE, announced his resignation, together with vice president Mourad Ben Mouelli and member Lamia Zergouni. Sersar did not give an explicit reason for the resignation, but during the press conference he held with Mouelli and Zergouni he explained that the resignation was the only option left after it became clear that "the disagreement among the ISIE body is not limited to technical aspects but rather to matters of ethics and principles on which democracy is founded". In Tunis rumours are rife, but it is believed that in the light of the difficulties faced by the economic reconciliation bill proposed to parliament by President Essebsi, the presidency opted to pass the law through a referendum that would be organised by ISIE. This suggestion by Essebsi split members of ISIE, some of whose members have publicly expressed their support for the referendum while others (Sarsar, Zergouni, and Mouelli) preferred to offer their resignation in protest three days before Essebsi's speech to the nation. Tunisian analysts believe that Sarsar's public resignation caught Essebsi off-guard and he had to omit the call for a referendum during his speech.

Essebsi's speech, most observers think, fell short of appeasing concerns. It was rather counter-productive, as most reviews in traditional and social media indicate. The threat to use the army to break up the protests in Tataouine pushed the protestors to harden their position, and to rally support for the protest movement in neighbouring southern towns, with similar protest actions. Three days after Essebsi's speech, a youth protest movement against the economic reconciliation bill called "Manish M'samah" (Not willing to forgive) staged a march on Bourguiba Avenue. Ennahdha had apparently instructed its youth base not to take part in the march as it had not yet expressed a definitive position about the proposed bill. While Ghanouchi and some of the key figures of the executive bureau are in favour of the reconciliation bill, the party's Shura consultative council has ruled against the draft bill in its current state. Nevertheless, some Ennahdha youth took part in the May 13 march, which is indicative of their frustration and some even think rebellion among segments of the Ennahdha youth against Ghanouchi's alliance with Essebsi in the name of consensus for the sake of stability. Elements from the Popular Front took part in the march. They tried to "hijack" it by chanting anti-Islamist slogans, but were overwhelmed by the youth who wanted to keep the protest focussed on opposing the economic reconciliation bill. The political elite, civil society, and Tunisians in general are divided with regard to the Essebsi's proposed law. Some, such as Nidaa Tounes and Afak Tounes, are favourable to it in order, they argue, to jump-start the economy and create jobs for the youth, while others consider it undermines the fundamentals of transitional justice and grants impunity. If it were not for the fragmentation of the parliamentary bloc of Nidaa Tounes the bill would have passed provided Ennahdha voted for it. But the former is in total disarray, with another new group of Nidaa Tounes forming an independent bloc this week. With Ennahdha still undecided, President Essebsi is left with the option of the referendum, but this attempt had complicated things further triggering a crisis with ISIE that have been busy preparing to hold local elections next December.

The next few months are tricky ones. The Tunisian elite seems unable to agree on the priorities for their democratic transition. Should they deal with the past and fulfil transitional justice? Or jump-start the economy to appease social hardship and tensions? Or finish the construction of constitutional institutions including local elections? Underpinning all these three aspects is the fear among some that the Essebsi-Ghanouchi consensus is increasingly becoming a threat to the democratic transition process rather than an asset for stability. The confrontation in El Kamour has so far resulted in the death one protester. This development has convinced Hamma Hammami, leader of the Popular Front, of the urgency of holding snap elections.

Links for more information:
http://nawaat.org/portail/2017/05/12/reportage-a-el-kamour-la-resistance-du-sud-se-radicalise
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/09/demission-choc-en-tunisie
http://nawaat.org/portail/2017/05/11/le-trou-de-memoire-presidentiel
https://www.youtube.com/watch?v=_RSOgY6-iYI
http://nawaat.org/portail/2017/05/10/la-reconciliation-economique-renait-de-ses-cendres
http://www.businessnews.com.tn/Imed-Daimi--Le-manifestant-mort
http://www.businessnews.com.tn/Hamma-Hammami-appelle

RELATIONS BETWEEN COMMUNITIES OF DIFFERENT ETHNIC, CULTURAL AND RELIGIOUS AFFILIATIONS /
RELATIONS ENTRE COMMUNAUTÉS DE DIFFÉRENTES AFFILIATIONS ETHNIQUES, CULTURELLES ET RELIGIEUSES

Bahrain, 10 – 21.05.17: Court Conviction for Sheikh Isa Qassim and First Military Trial for Civilian Defendants

On 21 May, Bahraini courts announced the verdict in the case against the religious leader of the nation's Shia community, Sheikh Isa Qassim, who stands accused of illegal fundraising and money laundering. Sheikh Qassim and two of his aides - Sheikh Hussein Mahrus and Mirza al-Obaidli - received a suspended one-year jail term, with all three receiving fines of 100,000 dinars ($265,140). The funds that the clerics stand accused of acquiring illegally have been confiscated.

Supporters of Sheikh Qassim have maintained a sit-in at his village of residence since he was stripped of Bahraini citizenship in June, in connection with the alleged abuse of his position as a religious cleric to "serve foreign interests and promote... sectarianism and violence." The court verdict against Sheikh Qassim has served to reignite these acts of civil disobedience, with reports that hundreds of people from Bahrain's Shia community protested in the lead-up to the announcement of his conviction. A local journalist from Al Wasat news opined that the conviction marks a major shift in relations between the state and the community that Sheikh Qassim represents, and furthermore highlighted the court's decision as contributing to worsening social and political polarisation in this relatively small state.

Bahrain's judicial system has also come under criticism from international actors including Amnesty International (AI), most recently regarding its first referral of a civilian case to a military court, following a controversial constitutional amendment that was approved last month by Bahrain's King. AI reported that the case against Fadhel Radhi (who has been in custody since September 2016 and who has been out of contact since his arrest) was transferred to a military court. According to his lawyer, no charges have been brought against the defendant. AI also added that the case against another civilian defendant, Al-Sayed al-Alawi, may also have been transferred to military court. Al-Alawi has been held without contact since his arrest in October 2016. On 10 May, the Bahrain News Agency confirmed that "a case against three individuals, one belonging to the military and two non-military personnel" has been referred to the military courts for the first time. BNA's report added that all three stand accused of committing terrorism-related crimes, including plans to target military installations and members of the national defence forces.

The growing number of arrests and court cases on charges of terrorist activities in Bahrain suggest, as indicated by one journalist writing for Al Monitor, that a growing number of Bahrain's Shia community have been marginalised by the state's policies since the 2011 Arab Uprisings, and have "turned toward militancy." According to Giorgio Cafiero, as of March 2017 there had already been almost as many attacks (mainly against police officers and symbols of the state, but also explosive devices planted in public areas) as there were in all of 2016. A number of armed groups have apparently been formed in Bahrain, including the so-called February 14 Movement, Saraya al-Ashtar (Ashtar Brigade), Saraya al-Muqawama al-Shabiya (Resistance Brigade, or SMS), Saraya al-Mukhtar (Bahraini Islamic Resistance), Quroob al-Basta and Saraya al-Karar. A number of these have been designated terrorist groups by the Bahraini Government as well as by its Western allies.

Critics of Bahrain's government have argued that the resort to militancy among members of Bahrain's Shia community is a result of the government's crack-down on opposition groups, including the dissolution of the country's main opposition, Al-Wefaq, and by a pronounced narrowing of the political space for contestation. However, Bahraini authorities have also published reports on the discovery of weapons stocks bearing Iranian markings as proof of foreign interference in their national affairs, eliciting reinforced support for its counter-terrorism approach from its Western allies, in particular the current U.S. administration.

Links for more information:
https://www.alaraby.co.uk/english/news/2017/5/21/bahraini-shia-cleric-gets-one-year-suspended-jail-term
http://www.bna.bh/portal/en/news/786867
https://www.middleeastmonitor.com/20170521-bahrains-top-shia-cleric-gets-one-year-suspended-jail-sentence
http://www.alwasatnews.com/news/1242748.html
https://www.alaraby.co.uk/english/news/2017/5/10/bahrain-sends-first-civilian-case-to-military-court
https://www.amnesty.org/en/latest/news/2017/05/bahrain-first-civilian-case-referred-to-military-court
http://www.bna.bh/portal/en/news/785166
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/05/bahrain-political-crisis-shiite-militancy-saudi-arabia-iran

Iraq, 9 – 17.05.17: Kidnappings and Incendiary Rhetoric Fuelling Sectarian Narratives and Mistrust

Reports of murder-kidnappings in the Baghdad area have added to tensions between Iraqi communities, as numerous bodies have been found on side streets and in rubbish skips across the capital, in what are apparently attacks mainly on Sunni residents of the city. A Baghdad police chief told one newspaper that 17 bodies had been found in two days and, according to local security and medical sources, the powerful Hashd al-Shaabi (Popular Mobilisation Forces) militias are behind the attacks. Reports stated that the victims were "abducted by armed groups dressed in the uniform of the security forces."

However, one Iraqi Member of Parliament, Abdul Karim Abtan, indicated that the sectarian kidnappings and killings are more widespread than commonly understood, indicating that he is "receiving reports about this on a near daily basis," in addition to the spread of armed robbery, theft, organised crime and the drug trade in many cities. In other parts of the country, including Mosul and Anbar, more than 1,000 civilians have been forcibly disappeared, according to the Iraqi Observatory for Human Rights.

Another Member of Parliament, Hamed al-Mutlaq, said in a press statement that "the number of the kidnapped in the Sunni areas — including Anbar, Baghdad, Diyala and Salahuddin — amounts to more than 5,000 abductees," intimating that the kidnappings are being carried out by Shia parties. Writing for Al Monitor, the Iraqi journalist, Wassim Bassem, opined that the issue of kidnappings has become a sectarian issue in the country, pitting members of the Sunni community against their Shia compatriots. The statements of Sunni politicians like Abtan and al-Mutlaq have been met with similar accusations from politicians from Shia-majority blocs in government.

On 8 May, Middle East Eye also reported the kidnapping of seven Iraqi anti-corruption activists from central Baghdad, who were all released a day later, following apparent "sustained efforts by the interior minister and a special team," according to a spokesman for the Ministry of Interior. According to the local news source, Niqash, the kidnapped activists were also members of the Iraqi Communist Party, which has been a firm supporter of demonstrations against corruption in the government and demands for political reform. The extent and nature of the disappearances documented across Iraq indicate the need for government transparency on the issue, to detract from the current predominant sectarian narratives.

Tensions between Iraq's religious communities were further strained by an incendiary speech by the head of Iraq's Shia Endowment, Sheikh Alaa al-Mousawi, in which he declared Iraq's Christian community to be "infidels and polytheists" and called for religious minorities to convert to Islam, take up jihad alongside Muslims, or pay the jizya tax. In response to his statements, which al-Mousawi says were taken out of context and are being instrumentalised to stoke inter-faith tensions, some 200 Iraqi Christian families have filed lawsuits against al-Mousawi. According to Rudaw, in response to the video, the three main Iraqi Churches, the Syriac Catholic Church, the Syriac Orthodox Church and the Chaldean Catholic Church "issued a joint statement for the establishment of a safe haven under international protection for the country's increasingly persecuted Christians." However, contrary to this reported call for greater autonomy for Iraq's Christian community, Al Monitor reported that the head of the Chaldean Catholic Church in Iraq, Patriarch Mar Louis Raphael I Sako, called for establishing an Iraqi council for religions, or a national committee on religious dialogue, to achieve unity between the nation's religious leadership and "to avoid division and create a culture of dialogue of which we are in the direst need."

Links for more information:
https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/5/16/17
http://www.middleeasteye.net/news/iraqi-anti-corruption-activists-released-after-kidnapping
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/05/sunni-shiite-kidnapping-sectarian--conflict
http://www.rudaw.net/english/middleeast/iraq/140520171
https://www.middleeastmonitor.com/20170517-shia-cleric-iraq-christians-infidels-who-must-convert-or-be-killed
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/05/iraq-minorities-hate-speech-shiite-endowment-jihad

Hongrie, 22.05.17 : Le gouvernement Orbán sous pression

Depuis quelques semaines le gouvernement du président hongrois Viktor Orbán doit faire face à une pression accrue de la part de l'Union européenne (UE). En effet le 17 mai dernier, la Commission européenne (CE) s'est prononcée en faveur d'un déclenchement d'une seconde procédure d'infraction à l'égard du gouvernement hongrois, renforçant de manière plus pressante encore la première procédure ouverte en 2015. La CE a en effet souligné que sur les cinq points qui avaient été soulevés alors, la Hongrie ne remplit toujours pas les standards requis par l'UE sur trois sujets, à savoir : les procédures d'asile (Directive 2013/32/EU), la politique de retour (Directive 2008/115/EC) et les conditions d'accueil (Directive 2013/33/EU). Ces derniers mois, la Hongrie a en effet été au cœur d'une actualité mettant en avant les conditions très difficiles des réfugiés arrivant sur le sol hongrois, dont certains ont subi des retours forcés à la frontière serbe. Les brutalités auxquelles devaient faire face les réfugiés ont été fermement dénoncées par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), dont Human Rights Watch et Amnesty International (pour plus d'informations, Hongrie, 07.03.17: Adoption par le parlement d'une loi réintroduisant la mise en détention systématique des migrants : http://cordoue.ch/the-cordoba-update/item/503-the-cordoba-update-4-2017). Par l'ouverture de cette nouvelle procédure, le gouvernement hongrois a une nouvelle fois deux mois pour répondre à la demande d'information sommée par l'UE. Si le gouvernement n'y répondait pas, il pourrait s'en suivre une série de sanctions, et cela jusqu'à l'activation de l'article 7 du Traité de l'Union européenne. Cette activation pourrait, à terme, priver la Hongrie de ses droits de vote au sein de l'UE, ce qui serait une première pour l'Union.

Ce nouveau rappel à l'ordre de l'UE intervient dans un climat très tendu, notamment suite à la décision prise par le parlement hongrois d'interdire l'accueil de nouveaux étudiants à la Central European University (CEU), financée par George Soros, à partir du 1er janvier 2018, sous prétexte de certaines « irrégularités dans ses activités ». Cette décision signerait la fin de cette université privée et malgré les pressions internationales et les nombreuses manifestations qui ont eu lieu, principalement à Budapest, la décision a été entérinée par le Parlement le 4 avril 2017. Pour qu'un retour sur ce vote parlementaire (123 voix pour/38 contre) soit possible, il faudrait notamment selon la directive que la CEU ouvre dans les six mois un campus aux Etats-Unis, une condition jugée irréaliste et quasiment impossible à remplir.

La polémique autour de la fermeture probable de la CEU semble s'inscrire dans une dynamique de conflit interpersonnel, alors que le président Viktor Orbán a érigé le philanthrope et milliardaire américain d'origine hongroise George Soros en ennemi de la nation. Ce dernier est désigné comme un représentant par excellence d'une élite capitaliste, qui ferait passer les valeurs de la globalisation avant celle de la nation, une rhétorique accusatrice raisonnant avec d'autres discours de partis d'extrême droites européens, comme le Front National de Marine Le Pen en France.

Fondateur de l'ONG Open Society Foundations et ayant financé la CEU, le philanthrope est la cible d'attaques répétées du président hongrois mais aussi de l'administration Trump. Depuis un certain temps déjà, des sénateurs républicains font en effet pression sur l'administration Trump pour qu'elle coupe ses soutiens aux campagnes de George Soros faisant la promotion des droits humains en Europe. D'une manière générale, les extrêmes droites européennes clament que George Soros chercherait à détruire une Europe qu'ils qualifient de chrétienne et blanche, en encourageant l'arrivée de réfugiés musulmans. Cette rhétorique contre l'islam et les musulmans et qui associe réfugiés et musulmans est récurrente dans les discours de Viktor Orbán. Ce dernier a en effet déclaré : « nous ne devons pas oublier que les personnes qui arrivent ici ont grandi dans une religion différente et représentent une culture complètement différente, la plupart ne sont pas chrétiens mais musulmans. (...) Nous avons le droit de décider que nous ne voulons pas un nombre important de musulmans dans notre pays, nous n'apprécions pas les conséquences d'avoir un grand nombre de communautés musulmanes. (...) c'est une expérience historique ». Interrogé à ce propos par la radio-télévision turque (TRT World), le porte-parole du gouvernement Zoltán Kovács, a déclaré que le terme « expérience historique » faisait référence à presque deux cents ans de domination ottomane sur le pays et que l'attitude du gouvernement visait uniquement à défendre la sécurité des citoyens, vis-à-vis de ce qu'il assimile assez explicitement comme une « invasion ». Interrogé sur le lien entre l'arrivée des réfugiés sur le sol hongrois et l'expérience hongroise en la matière, il a ajouté que l'Europe ne faisait pas aujourd'hui face à une « crise des réfugiés » - comme cela avait été le cas selon lui durant la Seconde Guerre mondiale et sous l'ère soviétique, impliquant la fuite des Hongrois vers des pays de l'Europe de l'Ouest et les Etats-Unis, entre autres - mais que l'on faisait face à une « crise migratoire » sans précédent. Dans ce contexte, il est impossible selon Zoltán Kovács que l'Europe prenne toute la responsabilité de la souffrance du monde.

C'est en soutien à l'UE, contre la politique de Viktor Orbán notamment à l'égard des ONG et contre la fermeture de l'Université CEU, que des milliers de personnes se sont réunies dans les rues de Budapest le dimanche 21 mai 2017. Cela témoigne d'une Hongrie fracturée et à double vitesse, une partie de la population aspirant à plus d'ouverture et au respect des libertés fondamentales alors que l'autre partie semble suivre la voie de la division, de l'exclusion et du repli sur soi. Reste à voir si ces pressions accrues, à la fois internes et externes, parviendront à faire bouger les lignes d'une politique gouvernementale aux relents populistes exacerbés.

Liens pour plus d'informations :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/22/en-hongrie-des-milliers-de-personnes-manifestent-en-faveur-de-ue
http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/17/changement-de-ton-europeen-a-l-egard-de-varsovie-et-de-budapest
http://www.courrierinternational.com/article/hongrie-lunion-europeenne-menace-Orbán
https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/apr/15/dirty-tricks-demonise-george-soros
https://www.nytimes.com/2017/04/12/world/europe/hungary-central-european-university-soros-Orbán
http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2017/04/hungary-shut-university
http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/11/en-hongrie-viktor-Orbán-attaque-par-d-ex-compagnons-de-route
http://budapestbeacon.com/featured-articles/european-commission-opens-yet-another-infringement-proceeding-hungary
https://www.euractiv.com/section/freedom-of-thought/news/hungarians-protest-government-crackdown-on-universities-ngos
https://www.euractiv.com/section/central-europe/news/eu-sets-june-deadline-for-poland-hungary-to-take-migrant-share
http://hungarianfreepress.com/2017/04/04/hungarys-parliament-votes-to-shut-down-central-european-university
http://europa.eu/rapid/press-release_IP-17-1285
http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-6228

Arabie saoudite, 23.05.17 : Siège d'une ville par les forces de sécurité, des morts et l'occasion d'une analyse de la couverture médiatique de l'événement

Mercredi 10 mai, les forces de sécurité saoudiennes sont entrées dans la ville d'Awamiyah, dans la province est du royaume, après qu'une équipe chargée de démolir un quartier de la ville, sujet à un plan de réaménagement, les aurait appelées au secours. Le ministère de l'intérieur indique en effet que ce quartier aurait été utilisé comme cachette par des militants armés recherchés par les autorités. Depuis, la ville est sous le siège des services de sécurité. Plusieurs morts et des dizaines de blessés civils sont à déplorer. Le ministère de l'intérieur a annoncé la mort d'un soldat saoudien et les médias rapportent la mort d'un des hommes armés recherchés. Les forces de sécurité ont bloqué les routes principales de la ville, ce qui empêcherait les ambulances et les pompiers d'entrer, selon certaines sources. Les conditions de vie se dégraderaient ainsi rapidement, les habitants souffriraient d'un manque d'eau et devraient s'en remettre à des générateurs privés à cause de la coupure d'électricité.

Après plus de dix jours de crise, huit ulama de Qatif ont publié un communiqué commun appelant les hommes armés à déposer les armes, condamnant le recours à la violence qui ne rendrait que plus complexes les problèmes au lieu de les résoudre.

Les habitants de cette région ont régulièrement élevé leurs voix pour condamner ce qu'ils considèrent comme des atteintes à leurs droits et une discrimination de traitement de leur région, la province de Qatif à forte majorité chiite, sujette selon eux à un sous-investissement de la part du gouvernement bien que région très riche en pétrole. La région est de l'Arabie saoudite a en effet connu de violents affrontements entre la population et les forces de l'ordre en 2011, lors de la vague de soulèvements populaires, ces affrontements reprenant régulièrement depuis. La ville même d'Awamiyah est tristement célèbre pour être la ville d'origine du cheikh Nimr al-Nimr, mis à mort le 2 janvier 2016 lors de l'exécution de masse de plus de 40 condamnés. Elle est également la ville d'origine du jeune Ali al-Nimr, arrêté en 2012 pour avoir participé à des manifestations en 2011 et condamné à l'âge de 17 ans à la décapitation et à la crucifixion de son corps en public (sa peine, ratifiée par le roi, n'a cependant pas encore été appliquée).

Cette crise intervient alors que le gouvernement a décidé de mettre en œuvre un plan de réaménagement du vieux quartier de la ville, qui détruira un site historique vieux de 400 ans. En effet, le gouvernement a l'intention de transformer ce site principalement résidentiel en un centre de commerces et de services. Pour ce faire, les habitants de quelque 480 unités résidentielles auraient été incités à quitter leurs habitations et leurs commerces par différents moyens de pression, incluant la coupure d'électricité, et cela sans qu'une option adéquate de logement alternatif ne leur soit proposée, les laissant au mieux avec une compensation insuffisante, au pire avec nulle part où aller, selon une déclaration du rapporteur spécial pour les Nations Unies pour le droit d'un logement adéquat, Leilani Farha. En effet, alertées par cette décision, les Nations Unies, à travers ses experts sur les droits culturels, le logement et l'extrême pauvreté, ont interpellé le gouvernement saoudien, lui demandant de stopper ce projet qui menacerait l'héritage historique et culturel de la ville de dommages irréversibles.

Alors que l'événement manque de visibilité en occident, les médias liés aux deux puissances régionales, Iran et Arabie saoudite, se saisissent de l'affaire dans un affrontement direct de deux narratifs, la lutte de la résistance contre les « grandes puissances », d'un côté, et la lutte anti-terroriste de l'autre, le tout parsemé de références religieuses, instrumentalisant les identités sunnites et chiites. C'est ainsi l'occasion d'une analyse plus profonde de leurs procédés journalistiques.

La couverture de l'agence iranienne PressTV est intéressante en ce qu'elle propose deux lignes distinctes. La première mise sur « l'axe de la résistance ». En effet, liant cet événement à la visite du président américain dans le royaume, les articles accusent l'Arabie saoudite d'avoir obtenu des Etats-Unis la permission de s'adonner à ces violences contre son propre peuple et de vouloir déclencher une guerre « sunnite-chiite » dans l'intérêt des « grandes puissances », Israël et Etats-Unis en tête, « quitte à provoquer une guerre civile sur le sol saoudien ». Sur cette ligne, l'agence fait appel à des analystes proches du Hezbollah libanais et rapporte les propos d'un haut commandant des Unités de mobilisation populaire d'Irak, comparant le siège d'Awamiyah à celui de Gaza. Dans un autre article, cependant, elle se veut le reflet d'une solidarité transnationale chiite, défenseur de cette confession, au risque de prendre en otage tous les chiites de la région et d'exclure la diversité cachée sous cette dénomination, et annihilant les différents contextes nationaux et les intérêts politiques tout à fait mondains locaux et régionaux des différents acteurs. En effet, un article, sous le titre de « Quelques vérités sur l'assaut saoudien : comment l'Arabie saoudite s'en prend aux chiites ? » met en avant le fait que l'incursion des forces de sécurité saoudienne a été agendée lors des cérémonies de célébration de l'anniversaire de l'Imam Mahdi et met cela en relation avec les propos récents du vice-prince héritier, Mohammad ben Salman. Celui-ci, en effet, avait mis en doute toute possibilité de dialogue avec l'Iran, arguant qu'il était impossible de trouver un terrain d'entente avec un régime qui voudrait s'emparer du monde musulman afin de préparer l'arrivée de l'Imam Mahdi. PressTV accuse alors le prince de renier la lignée prophétique du douzième imam, que l'agence revendique comme fait unanimement reconnu par les différentes écoles islamiques, revendiquant ainsi sa place de grand protecteur de l'islam et des musulmans dans le monde. Finalement, l'article rapporte dans le menu détail ce qui est arrivé aux différentes victimes de ce siège, faisant ainsi une référence voilée au martyr chiite sous une puissance sunnite, thème récurrent de la propagande des médias liés au régime iranien.

De l'autre côté parmi les sources proches du gouvernement saoudien, l'agence Al Arabiya, présente un discours ancré dans la lutte anti-terroriste. L'article explique que les services de sécurité ont été appelé à l'aide par la compagnie de destruction en charge de démolir des maisons tombées en ruine (« dilapidated houses »), passant sous silence la contestation populaire face à la démolition d'un site culturel important et l'expropriation forcée. A en lire les articles, en effet, le vieux quartier se résumait à être le repère de terroristes ayant pris les armes en voyant que leur cachette allait être démontée. Les actions des forces de sécurité, illustrées par un portfolio présentant les forces saoudiennes venir en aide aux civils, ne laissent la place à aucune critique ni aucun questionnement, alors que le dégoût des lecteurs est suscité face à des tueurs d'enfants, comme le montre un article très porté sur l'émotionnel. Toute interprétation supposant la discrimination de la population chiite est reniée et toute personne continuant à aller dans ce sens est considérée comme terroriste ou « chiite extrémiste ». Dans son article mettant en garde contre le chiisme politique, Turki Aldakhil, general manager d'Al Arabiya News Channel, affirme que les chiites d'Arabie saoudite sont d'abord saoudiens, puis chiites, partie intégrante du tissu social saoudien. Notant que les différentes dynasties saoudiennes ne les ont jamais ciblés négativement du fait de leur affiliation chiite, il précise que le premier roi de la dynastie actuelle, Abdulaziz Al Saoud, leur a cependant recommandé, « dans un élan fraternel », de ne pas exagérer leur visibilité. Il finit par affirmer que les chiites saoudiens ne sont pas en manque de patriotisme avant d'opposer à ces chiites saoudiens les « chiites extrémistes ». Cet article, sous ses airs inclusifs, met bien les chiites saoudiens devant la seule alternative qui leur est proposée : soit ils se montrent « patriotes », c'est-à-dire qu'ils se considèrent comme complètement intégrés au tissu social saoudien et n'auraient en aucun cas l'idée de réclamer plus de droits, soit ils sont des extrémistes et seront combattus comme tels. L'ancien éditeur en chef d'Asharq al-Awsat, Salman al-Dossary, est même plus explicite : la récente utilisation d'un missile RPG dans les affrontements à Awamiyah aurait révélé la vérité brute : en 2011, le monde aurait été dupé par les groupes terroristes jouant la carte des manifestations pacifiques pour cacher leurs réels objectifs, qu'ils dévoilent ouvertement à présent. Mettant ainsi les manifestants pacifiques dans le même panier que les opposants ayant recours à la violence, il discrédite ainsi totalement les revendications à la base de ces protestations.

Ainsi ces deux pouvoirs, Arabie saoudite et Iran, cherchent-ils à instrumentaliser les sociétés du Moyen-Orient, que ce soit au nom de l'axe de la résistance ou de la lutte anti-terroriste. Ils simplifient les situations pour ne laisser aux habitants qu'une alternative funeste : avec nous ou contre nous, discours déjà entendu chez d'autres et qui, depuis 2001, n'a cessé d'apporter son lot de victimes.

Liens pour plus d'informations :
http://www.middleeasteye.net/news/several-killed-saudi-town-enters-fifth-day-siege
http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=21482
https://www.alaraby.co.uk/english/news/2017/5/16/saudi-soldier-killed-as-eastern-province-unrest-continues
http://af.reuters.com/article/worldNews/idAFKCN18C1IW
http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/saudi-arabia-shia-militia-clashes-siege-awamiyah-almosara
https://www.romandie.com/news/Arabie-un-policier-tue-dans-une-attaque-dans-une-ville-chiite-ministere
https://www.swissinfo.ch/eng/reuters/several-injured-in-saudi-raid-on-shi-ite-district
https://sabq.org/%D8%B9%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%A1
http://www.middleeasteye.net/news/untold-story-prisoners-arrested-children-and-mentally-unwell-inmates-executed-saudi
http://www.independent.co.uk/news/world/ali-mohammed-al-nimr-protester-who-was-tortured-into-making-a-confession
https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/8461554-la-verite-sur-l-arabie-saoudite
http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/05/17/522229/Arabie-saoudite--Awamiya-explose
http://www.tdg.ch/monde/riyad-exclut-dialogue-iran/story/13241579
https://www.nytimes.com/2017/05/02/world/middleeast/saudi-arabia-iran-defense-minister
http://presstv.ir/Detail/2017/05/15/521996/AlAwamiya--une-rsistance-de-pair-avec-les-Gazaouis
http://www.presstv.ir/Detail/2017/05/14/521895/Comment-lArabie-saoudite-sen-prend-aux-chiites
http://english.alarabiya.net/en/News/gulf/2017/05/13/How-little-Jawad-got-killed-in-Awamiya-attacks
https://english.alarabiya.net/en/features/2017/05/13/IN-PICTURES-How-Saudi-forces-protected-civilians-from-terrorists
http://english.alarabiya.net/en/views/news/middle-east/2017/05/18/Sectarian-Shiism-versus-political-Shiism-threat
http://english.aawsat.com/salman-aldossary/opinion/rpj-al-awamiyah

Mauritanie, 20.05.17 : les autorités lancent un avertissement aux chiites

A la veille d'un voyage que devait effectuer le Président Mohamed Ould Abdel Aziz en Arabie Saoudite pour prendre part à la rencontre entre les leaders du monde musulman et le Président Donald Trump, les autorités mauritaniennes ont empêché la tenue d'une réunion des adeptes du courant chiite dans le pays. Ce courant qui revendiquerait plus de mille personnes selon ses leaders, s'apprêtait à mettre en place un Haut conseil pour les chiites de Mauritanie. Au même moment le ministre des Affaires étrangères aurait convoqué l'Ambassadeur d'Iran en Mauritanie à qui il aurait notifié le refus de la Mauritanie de toute activité de nature à mettre en cause la place du sunnisme et du rite malékite dans le pays. Le ministre aurait enfin demandé à l'Ambassadeur d'Iran de transmettre à Téhéran un message clair, à savoir le refus de la Mauritanie d'accepter une quelconque interférence dans ses affaires intérieures, notamment vis-à-vis de la question religieuse.

D'autre part, le Commissaire Abdallahi Ould Baba, Directeur de la sûreté de l'Etat (DSE, police politique) a convoqué M. Bekar Ould Bekar, leader de la communauté chiite mauritanienne et d'autres personnes impliquées dans la préparation de la rencontre. Il leur aurait demandé de mettre en suspens leurs activités devenues, visiblement, trop gênantes. Ainsi, selon une source journalistique, les personnes à l'origine de cette initiative, inconnues sur les scènes religieuse, culturelle et politique, auraient été mises en garde par le Directeur de la sûreté de l'Etat contre de telles initiatives à l'avenir. Selon cette même source, le groupe entretiendrait des relations avec des milieux chiites, iraniens et libanais, dont la plupart sont actifs au Sénégal voisin.

Pour rappel, la Mauritanie avait interdit toute activité liée au Hezbollah libanais ou destinée à changer le rite malékite de la société mauritanienne. Pourtant, les personnes qui ont adhéré au rite chiite, ont nié toute relation avec l'Ambassade d'Iran à Nouakchott, ni avec le Hezbollah.

Liens pour plus d'informations :
http://www.cridem.org/C_Info.php?article=698277

Mauritanie, le 21.05.17 : Des jeunes noirs manifestent contre la place des langues nationales dans les médias du pays

Des dizaines de jeunes noirs mauritaniens originaires des communautés dites « Négro-Mauritaniennes » ont organisé un sit-in devant le siège de la télévision nationale mauritanienne (TVM). Ils ont brandi des banderoles réclamant plus de respect et de prise en compte des langues nationales (Poular, Wolof et Soninké) dans les organes de presses du pays. Ils pointent du doigt essentiellement les organes de presse publics tout en faisant le même reproche à certains organes de la presse privée. Ils accusent les responsables de ces organes, tous de souche arabe, de marginaliser les langues des trois autres communautés non-arabes du pays.

Selon les manifestants, les langues nationales ne sont pas suffisamment prises en compte dans la grille des programmes des organes de presse, ce qui est une discrimination injustifiée et va à l'encontre de la diversité naturelle sur laquelle est bâti le pays. Ils reprochent aux pouvoirs publics de mal gérer la diversité du pays et de fermer les yeux sur des agissements discriminatoires dans la sphère publique, ce qui constituerait une véritable menace pour la stabilité et la cohésion sociale dans le pays.

Liens pour plus d'informations :
http://meyadin.net/node/8076
http://www.cridem.org/C_Info.php?article=698085

VIOLENT EXTREMISM AND THE WAR ON TERROR / EXTRÉMISME VIOLENT ET LA GUERRE CONTRE LA TERREUR

Riyadh, 22.05.2017: The Arab-Islamic-American Leaders' Summit

The Arab-Islamic-American leaders' summit was held in Riyadh on May 21, 2017 in the presence of as many as 55 leaders and representatives of Arab and Islamic countries and the US, whose President Donald Trump made a 30-minute speech on his first foreign visit since taking office. Trump's speech held Iran responsible for global extremism and urged Arab and Muslim nations to freeze channels of funding for groups including the Islamic State and Hezbollah. Trump said there is still much work to do in "confronting the crisis of Islamist extremism and the Islamist terror groups it inspires." On economic ties, he said some $400 billion in agreements signed this weekend with Saudi Arabia would create hundreds of thousands of jobs in both countries. Trump added that Arab and Muslim countries had suffered the deadliest toll of radicalism: "Innocent blood soaked into the ancient ground ... knows no religion, faith or tribe."

The Riyadh Declaration, released following the conclusion of the summit, includes five sections: (1) the close partnership between the leaders of Arab and Islamic countries and the US leader to confront extremism & terrorism, (2) promoting coexistence and constructive tolerance between different countries, religions and cultures, (3) confronting sectarian agendas and interference in other countries' affairs, (4) countering piracy and protecting navigation and (5) follow-up mechanisms. The Declaration stressed that the leaders affirmed "the firm commitment of their States to combat terrorism in all its forms, address its intellectual roots, dry up its sources of funding and to take all necessary measures to prevent and combat terrorist crimes in close cooperation among their states." They "welcomed the establishment of a global center for countering extremist thought to take base (sic) in Riyadh." The leaders welcomed "the readiness of a number of Islamic countries to participate in the Islamic Military Coalition to combat terrorism to provide a reserve force of 34,000 troops to support operations against terrorist organizations in Iraq and Syria when needed." The leaders "explained their countries' rejection of any attempt to draw a link between terrorism and any religion, culture or race, affirming the importance of broadening the scope of meaningful and serious cultural dialogue.

Links for more information:
http://thehill.com/blogs/pundits-blog/the-administration/334454-full-speech-president-donald-trump
http://www.arabnews.com/node/1103126/saudi-arabia
http://english.aawsat.com/asharq-al-awsat-english/news-middle-east/saudi-arabia/riyadh-declaration
https://www.bna.bh/portal/en/news/787075
http://www.firstpost.com/world/donald-trump-attends-first-arab-islamic-american-summit

Mali, 23.05.17 : Deux casques bleus tués dans le nord du pays

Selon des sources de presse, deux Casques bleus ont été tués au Mali et un troisième blessé mardi dans une embuscade tendue aux environs d'Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé la Mission des Nations unies (MINUSMA).

Les victimes effectuaient une patrouille à pied, tôt le matin vers 06H30 GMT lorsqu'ils ont été attaqués à 5 km d'Aguelhok, selon un communiqué de la force mission onusienne qui n'a cependant pas révélé la nationalité des soldats tués. Des informations non confirmées affirment que ces derniers feraient partie du contingent tchadien.

Cité dans ce communiqué, le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif souligne que "cette attaque s'ajoute à une vague de violences qui, au cours des dernières semaines, a ciblé sans distinction les populations civiles, les forces armées maliennes et les forces internationales". Il a ensuite affirmé que "ces violences ne visent qu'à ébranler les efforts du camp de la paix pour ramener la stabilité et l'unité au Mali", et a réaffirmé le soutien de la MINUSMA aux efforts du gouvernement malien et des autres parties signataires ainsi que du peuple du Mali, dans la mise en œuvre de l'accord de paix.

Cette attaque intervient moins de trois jours après la visite à Gao (nord) du nouveau président français Emmanuel Macron qui avait réservé la première visite de son voyage en Afrique au contingent français de l'opération Barkhane.

Liens pour plus d'informations :
http://news.abamako.com/h/161571.html
http://news.abamako.com/h/161463.html
http://news.abamako.com/h/161241.html


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