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Contributions

 

 

Par Hocine Malti, Algeria-Watch, 4 septembre 2008

Le procureur de la Cour Pénale internationale a émis, le 14 juillet dernier, une demande de mandat d'arrêt international à l'encontre du président soudanais Omar El Bachir pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour.

 

Le dessinateur et caricaturiste politique parisien Maurice Sinet, connu sous son nom de plume Siné, a travaillé dans divers média français, notamment Charlie Hebdo qu’il a rejoint en 1981, puis en 1992 dans la nouvelle version du journal satirique.

Siné, qui aura 80 ans le 31 décembre prochain, aura eu un parcours engagé. Déjà dans les années 50, en pleine guerre d’Algérie, il ne cachait pas ses positions anticolonialistes. Il y a trois ans, il soutenait la liste Euro-Palestine aux élections européennes de juin 2004.

Bien qu’il soit impliqué dans la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence, Siné peut être d’une violence verbale inouïe, lorsqu’il s’agit du fait religieux. Dans un billet du blogueur politique Luc Mandret, repris sur le site de Marianne (16 juillet 2008), Siné est présenté comme « un provocateur […], un extrémiste laïc, un allergique épidermique aux religions et aux religieux, un bouffeur de curés, de rabbins, d'imams. » Wikipédia décrit le dessinateur français comme étant un « athéiste militant » et cite l'une de ses déclarations à ce sujet :

« La religion m'énerve. C'est de l'obscurantisme, ça rend les gens idiots. La soumission enlève le libre arbitre et impose des tabous. Je n'ai jamais cru en Dieu. Ça m'a toujours paru infantile. Mais ce n'est pas le fait que les gens croient qui m'énerve, c'est le prosélytisme, cette façon de nous faire partager des trucs saugrenus. Les curés, les rabbins, les ayatollahs inculquent des choses fausses aux enfants. La religion devrait être quelque chose de personnel. »

Mais récemment, en moins d’un mois, deux textes seulement auront suffi pour ouvrir les yeux de Siné sur les contradictions du système médiatique français.

Dans le premier texte publié dans Charlie Hebdo du 11 juin 2008, il écrit :

« Je n’ai jamais brillé par ma tolérance mais ça ne s’arrange pas et, au risque de passer pour politiquement incorrect, j’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! J’ai toujours détesté les grenouilles de bénitier catholiques vêtues de noir, je ne vois donc pas pourquoi je supporterai mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails contre la séduction ! Leurs maris barbus embabouchés et en sarouel coranique sous leur tunique n’ont rien à leur envier au point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les juifs loubavitchs ! Je renverserais aussi de bon cœur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de manger du cochon à la cantoche. Quand on a des parents aussi bornés que les leurs, le seul remède est de leur désobéir et de les envoyer se prosterner […] La bêtise n’a pas de limites, c’est connu, mais arrêtons de la respecter et, qui plus est, de l’entretenir au nom d’une indulgence dont ils ne font, eux, aucune preuve ! »

Il n'y va pas avec le dos de la cuiller. Mais en dépit de cette violence, pas de réaction.

Cependant, lorsque dans l’édition du 2 juillet 2008 du même journal, il s’aventure sur un autre terrain plus difficile, en affirmant que :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

Alors là, c’en est trop ! Le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo Philippe Val réagit. Il vire Siné. Raison vraisemblable : conflit interne entre les deux hommes. Motif invoqué : Antisémitisme.

En effet, Philippe Val explique le départ de Siné comme suit : « Je suis rarement d'accord avec ce que Siné raconte mais il y a une latitude à Charlie pour exprimer des opinions différentes des miennes […] Cette latitude est bordée par une charte qui proscrit notamment tout propos raciste et antisémite dans le journal ».

Luc Mandret, dans l'article susmentionné, ne manque pas de relever la contradiction : « Si le premier extrait de Siné est antisémite, le second n'est-il pas clairement islamophobe ? Pourquoi Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur, lorsqu'il dénonce sur RTL ‘un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas’ ne dénonce-t-il pas également les autres propos de Siné ? » Et d’ajouter : « De fait, la position de Philippe Val est totalement illogique. Lui qui défendait la liberté d'expression lors de la polémique sur la publication dans Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet, ne défend-il donc plus la liberté d'expression de la plume de Siné ? »

Abbas Aroua
18 juillet 2008

Demain, le 13 juillet, se réuniront au Grand Palais parisien les 27 chefs d’Etats de l’Union européenne (UE) et ceux des autres 16 pays qui formeront ensemble la future Union pour la Méditerranée (UPM), dont le lieu et la date de naissance sont très symboliques. L’anniversaire de cette nouvelle organisation régionale se fêtera simultanément avec la commémoration de la prise de la Bastille. C’est un signe fort sur le rôle central de la France au sein de l’UPM qu’a voulu donner Nicolas Sarkozy géniteur de ce projet qui a été depuis sa conception quelque peu altéré afin de répondre aux exigences des partenaires européens de la France.

Le projet initial « Union méditerranéenne » visait la création d’un espace comprenant les 22 pays riverains de la Mare nostrum : au nord, l’Espagne, la France, Monaco, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, la Grèce, la Turquie, Malte et Chypre, et au sud le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, Israël, la Palestine, le Liban, et la Syrie, plus 3 pays ayant des liens privilégiés avec la Méditerranée : le Portugal, la Jordanie et Mauritanie. La Suisse, que certains géographes considèrent comme un pays méditerranéen, car source de l’un des affluents de cette mer, le Rhône, n’a pas été associée au projet UPM.

Plusieurs pays de l’UE, notamment l’Allemagne, se sont opposés au projet dans sa forme initiale de peur qu’il n’affecte la construction de l’UE. Après de longs échanges, une nouvelle formulation du projet a vu le jour. L’UE sera fortement impliquée dans le processus décisionnel de ce qui ne sera plus une « Union méditerranéenne » mais une « Union pour la Méditerranée ». La nuance est de taille ; elle résume en quelques lettres la force des liens qui unissent les membres de l’UE et leur souci de préserver leurs intérêts stratégiques.

En face de cette unité robuste, les pays du Sud offrent un spectacle désolant et pathétique de dislocation, de divergences, de querelles, comme l’ont montré les quelques rencontres tenues au sud pour discuter du projet UPM. A défaut d’une réflexion et de discussions de fond sur les aspects stratégiques de la question, certains dirigeants se sont livrés à des luttes de positionnement pour une nomination comme premier « co-président du sud » de l’UPM, titre accordé vraisemblablement à Housni Moubarak à cause, a-t-on dit, de la forte démographie de son pays et de ses relations de « bon voisinage » avec Israël, qui aura le privilège de siéger avec le premier « co-président du nord » : Nicolas Sarkozy.

Les promoteurs de l’UPM affirment qu’il s’agit d’un espace d’échange et de coopération pour renforcer les relations nord-sud et aider au développement de la rive sud de la Méditerranée, au moyen de projets concrets, à l’impact réel sur les populations.

Demain, le 13 juillet, se réuniront au Grand Palais parisien les 27 chefs d’Etats de l’Union européenne (UE) et ceux des autres 16 pays qui formeront ensemble la future Union pour la Méditerranée (UPM), dont le lieu et la date de naissance sont très symboliques. L’anniversaire de cette nouvelle organisation régionale se fêtera simultanément avec la commémoration de la prise de la Bastille. C’est un signe fort sur le rôle central de la France au sein de l’UPM qu’a voulu donner Nicolas Sarkozy géniteur de ce projet qui a été depuis sa conception quelque peu altéré afin de répondre aux exigences des partenaires européens de la France.

 

Aujourd’hui, alors que notre planète est « minée » par d’innombrables conflits entre groupes, entre Etats, et même entre sphères culturelles, nous avons un énorme besoin d’un « journalisme de la paix » qui nous offre des clés pour comprendre ces conflits, qui nous donne des éléments pour saisir les contradictions qu’ils reflètent, et qui nous propose des pistes de réflexion sur la manière de les transformer et transcender. Car, il faut l’admettre, lorsqu’il s’agit de couvrir un conflit, ce que nous avons actuellement, surtout dans les médias lourds, c’est un « journalisme de la guerre » qui confond « conflit » et « violence » et qui ne rapporte, hélas, que les symptômes, c’est-à-dire la mort la destruction, ne s’intéressant ni aux causes ni aux moyens de guérison.

Au début de la dernière décennie du siècle passé, la guerre contre l’Irak (1991) a révélé le rôle des médias comme une redoutable « arme de guerre ». La couverture de la « Tempête du désert » par la CNN donnait l’exemple type d’une information orientée, au service du Pentagone, chargée de propager le concept d’une « guerre chirurgicale ». Au début de ce siècle, les guerres contre l’Afghanistan (2001) et l’Irak (2003) ont confirmé ce rôle, et l’ont renforcé avec l’apparition du journaliste « embedded », c’est-à-dire soumis, agréé et intégré dans le dispositif militaire.

Mais ces premières guerres du XXIème siècle, menées par les Etats-Unis et leurs alliés, ont aussi révélé que la CNN et Fox News n’avaient plus le monopole de l’information sur les conflits armés. De nouveaux médias ont démontré leur capacité à présenter un « autre » point de vue. C’est le cas notamment de la chaîne qatarie Aljazeera qui, pour paraphraser Johan Galtung (Reporting Conflict), au moment où la CNN rapportait sur l’expédition des missiles et des bombes, elle rapportait sur leur réception sur le terrain et les souffrances massives causées par des attaques pas aussi chirurgicales que l’on laissait entendre.

Evidemment, l’administration américaine n’a pas apprécié cette concurrence médiatique inattendue ; elle a été dérangée par des images qui donnaient une autre description de la réalité des guerres menées au nom de la lutte antiterroriste, et qui portaient atteinte à l’image d’une armée américaine libératrice des peuples afghan et irakien. Ainsi, en 2001, en pleine invasion de l’Afghanistan, Aljazeera a attiré les foudres de Washington et son bureau à Kabul fut bombardé par les Américains. En 2003, durant l’invasion de l’Irak, c’est le bureau de Bagdad qui a essuyé une attaque similaire tuant un correspondant de la chaîne. Furieux de constater qu’il ne pouvait pas contrôler le flux des images en provenance de l’Irak, le sous secrétaire des Etats-Unis à la défense de l’époque, l’influent Paul Wolfowitz, déclarait fin juillet 2003 à Fox News qu’Aljazeera « mettait en danger la vie des troupes américaines ». Selon le journal britannique Daily Mirror du 22 novembre 2005, Georges W. Bush aurait même envisagé le bombardement du siège d’Aljazeera à Doha lors d’une rencontre à la Maison blanche avec Tony Blair tenue en avril 2004.

Dans ce contexte de guerre contre le journalisme insoumis à la volonté de l’administration US s’inscrit l’arrestation en 2001 à Peshawar du journaliste Sami El Haj, qui accomplissait son travail reporter pour Aljazeera, sa détention à Begram puis son transfert au sinistre camp de Guantanamo Bay. Il passera sept ans dans ce territoire hors droit et lieu de déshumanisation, sept longues années dans l’isolement au sein d’une cellule exiguë, ponctuées par les nombreuses séances de torture, les scènes fréquentes d’humiliation, et les grèves répétées de la faim, avant d’être libéré le 1er mai 2008 dans un état de santé dégradé, sans être inculpé ni même jugé.

Lors de la cérémonie organisée au siège d’Aljazeera il y a trois semaines pour rendre hommage à Sami El Haj, ce dernier a affirmé qu’il avait quitté Gantanamo Bay, dont les conditions de détention ont poussé certains détenus au suicide et conduit d’autres à la folie, avec la ferme volonté de se battre de toutes ses forces pour la libération non seulement des dizaines de ses codétenus, mais également des 27 000 victimes détenues arbitrairement dans diverses prisons secrètes en Irak, en Afghanistan et ailleurs, et pour la fermeture définitive de ces nouveaux Goulags. C’est dans cet état d’esprit que Sami El Haj séjourne cette semaine à Genève, invité par la Fondation Alkarama for Human Rights pour une tournée de sensibilisation des instances onusiennes et des ONGs des droits de l’homme. Puisse cette visite nous éclairer sur la nature et les opinions de ces individus habillés en orange que l’on a voulu pendant des années nous présenter comme des monstres menaçant le monde libre.

Abbas Aroua
27 juin 2008


Kriegsjournalismus und Krieg gegen den Journalismus

Heute haben wir, während unser Planet durch zahllose Konflikte innerhalb von Gruppen, zwischen Staaten und selbst innerhalb von kulturellen Sphären „vermint" ist, einen gewaltigen Bedarf nach « Friedensjournalismus», der uns die Schlüssel bietet, um diese Konflikte zu verstehen, der uns Materien verschafft um die Widersprüche zu erfassen, die diese Konflikte reflektieren und der uns Hinweise zum Nachdenken über die Art und Weise bietet, wie man diese Konflikte verwandeln und transzendieren kann. Wenn es um Konfliktberichterstattung geht, verfügen wir heute- denn man muss es zugeben- vor allem in den «Grossen Medien» über einen «Kriegsjournalismus», der «Konflikt» und «Gewalt» verwechselt und der leider nur über die Symptome berichtet, d.h. über den Tod, die Zerstörung und der sich weder für die Konfliktursachen noch für die Mittel einer Lösung interessiert.

Am Anfang vom letzten Jahrzehnt des vergangenen Jahrhunderts hat der Krieg gegen den Irak (1991) die Rolle der Medien, als eine äusserst gefährliche «Kriegswaffe» enthüllt. Die CNN-Berichterstattung während der «Operation Wüstensturm» gab uns das Musterbeispiel einer einseitigen Information, die im Dienst des Pentagons steht um das Konzept vom «chirurgischen Krieg» zu propagieren. Am Anfang von diesem Jahrhundert haben uns die Kriege gegen Afghanistan (2001) und gegen den Irak (2003) diese Rolle bestätigt und sie wurde durch das Auftreten vom «embedded» Journalisten, d.h. der der Militäreinheit ergeben, von ihr zugelassen  und dort aufgenommen ist, noch intensiviert.

Diese ersten Kriege des 21. Jahrhunderts, die von den Vereinigten Staaten und ihren Verbündeten geführt werden haben uns aber auch enthüllt, dass CNN und Fox News nicht mehr das Nachrichtenmonopol über die bewaffneten Konflikte besitzen. Neue Medien haben uns ihre Fähigkeit bewiesen einen «anderen» Standpunkt darzubieten. Es ist besonders der Fall des katarischen Nachrichtensenders Al-Dschasira - um Johan Galtung (Reporting Conflict) zu paraphrasieren - der in dem Moment wo CNN über den Abschuss von Raketen und Bomben berichtete, einen Bericht über deren Aufschlag auf dem Gebiet sendete und über die verursachten, verheerenden Folgen dieser Angriffe, die nicht so chirurgisch sind, wie sie es uns sagen wollen.

Natürlich hat die US-amerikanische Administration diese unerwartete Medienkonkurrenz nicht geschätzt; denn sie ist von den dort gezeigten Bildern durchkreuzt worden, die eine andere Beschreibung der Realität dieser Kriege, die im Namen des Anti-Terror-Kampfs geführt werden, wiedergaben und die das Bild der US-amerikanischen Armee, als Befreierin der afghanischen und irakischen Völker beeinträchtigten. So hat Al-Dschasira, im Jahre 2001, während der Invasion von Afghanistan, den Zorn Washington verursacht, worauf sein Büro in Kabul von den US- Amerikanern bombardiert wurde. Während der Invasion vom Irak, im Jahre 2003, war es das Büro in Bagdad, das einen gleichartigen Angriff hinnehmen musste und wobei ein Korrespondent des Senders getötet wurde. Ende Juli 2003 erklärte bei Fox News der einflussreiche Paul Wolfowitz, damals stellvertretender Verteidigungsminister,  der verärgert durch die Flut der Bildern aus dem Irak war, die er nicht kontrollieren konnte, dass Al-Dschasira «das Leben der US-amerikanischen Truppen in Gefahr setzen würde». Georges W. Bush hätte sogar, laut der britischen Tageszeitung Daily Mirror vom 22. November 2005, bei seinem Treffen im Weissen Haus mit Tony Blair, im April 2004, die Bombardierung des Hauptsitzes von Al-Dschasira in Doha in Betracht gezogen.
 
Im Rahmen von diesem Kontext des Kriegs gegen den Journalismus, der nicht dem Willen der US-amerikanischen Administration unterliegt, geschah in Peshawar, im Jahre 2001, die Verhaftung des Journalisten Sami Al- Haj, der dort für Al-Dschasira Bericht erstattete, seine Inhaftierung in Bagram und dann seine Überführung in das grauenhafte Lager von Guantanamo Bay. Er verbrachte sieben Jahre auf diesem aussergerichtlichen Gebiet, ein Ort der Entmenschlichung, sieben lange Jahre in Isolation, in einer winzigen Zelle, akzentuiert durch zahlreiche Folterungen, durch häufige Szenen der Demütigung und durch wiederholte Hungerstreiks, bevor er am 1. Mai 2008, in einem dramatischen Gesundheitszustand befreit wurde, ohne dass jemals eine Anklage gegen ihn erhoben, noch ein Urteil ausgesprochen worden ist.

Bei der Ehrenzeremonie, die vor drei Wochen im Hauptsitz von Al-Dschasira für Sami Al-  Haj organisiert worden war, hat er bestätigt, dass er Guantanamo Bay mit dem festen Willen verlassen hat, sich nicht nur mit all seinen Kräften für die Befreiung seiner Duzenden von Mitgefangenen einzusetzen, von denen einige, durch die Haftbedingungen, zum Selbstmord getrieben wurden oder in den Wahnsinn verfallen sind, sondern dass er sich auch für die 27 000 inhaftierten Opfer einsetzen wird, die willkürlich in Geheimgefängnissen im Irak, in Afghanistan und anderswo inhaftiert sind, sowie für die definitive Schliessung dieser neuen Zwangslager. Sami Al-Haj, den die Fondation Alkarama for Human Rights für eine „Sensibilisierungstour" innerhalb der UNO-Instanzen und der NGOs der Menschenrechte eingeladen hat, hält sich in dieser geistigen Verfassung in Genf auf. Möge dieser Besuch uns über die wahre Natur und über die Ansichten dieser orangegekleideten menschlichen Wesen aufklären, die man uns Jahre lang als Monster beschrieben hat, die die freie Welt bedrohen.

Abbas Aroua
27. Juni 2008

Übersetzung aus dem Französischen: Monica Hostettler

بالعربية: قناة الجزيرة بين مواجهة إعلام الحرب ومجابهة الحرب على الإعلام