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Contributions

Depuis le 16 février 2019, l’Algérie connait une mobilisation massive de son peuple contre le pouvoir en place. La FCG a posé des questions à Lakhdar Ghettas, Gestionnaire de programme et expert sur les questions algériennes, afin de mieux comprendre la situation. (Entretien effectué le 14 mars 2019)

par Abdoulaye Bâ

L’intrusion violente du ‘’djihadisme’’ au Sahel, au début des années 2000, a plongé la région dans une nouvelle phase atypique d’insécurité qui met à rude épreuve la cohésion sociale au sein de ces pays. Progressivement atteints, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Nigéria, le Tchad, la Côte d’Ivoire, et le Cameroun, entre autres, font face depuis une décennie maintenant, et à des degrés différents, aux attaques des groupes se réclamant du ‘’djihad’’. Au-delà de la remise en cause des éléments fondateurs des pactes nationaux, les acteurs de cette violence instrumentalisent les identités communautaires en invoquant un référentiel religieux, ce qui la rend plus complexe.

Avec plusieurs mois de retard et de tractations, le gouvernement irakien prend finalement forme petit à petit. En effet, pour la quatrième fois depuis la chute du régime de Saddam Hussein, les irakiens avaient été appelés aux urnes le 12 mai dernier afin de renouveler les 329 membres du parlement pour un mandat de quatre ans. Du fait de son système politique, pour obtenir un bloc majoritaire au parlement, les partis sont contraints de constituer des coalitions plus ou moins formelles et ainsi approuver les candidats aux postes ministériels. Cependant, depuis le mois de décembre, deux différents blocs parlementaires, pourtant censés former une alliance tacite, se mènent une guerre sans merci afin de positionner leur candidat aux différents postes ministériels.

La Fondation Cordoue de Genève dispose d’une petite équipe dédiée, à Genève et sur le terrain, ayant des expériences et parcours variés. Nous avons travaillé sur des thèmes aussi divers que les tensions communautaires au Sahel ; la prévention de la violence et l'extrémisme en travaillant avec des érudits musulmans crédibles ; les polarisations et tensions entre acteurs musulmans aux références religieuses différentes au Moyen-Orient et dans le Golfe ; et le renforcement des capacités de promotion de la paix parmi les journalistes en Afrique de l’Est. Notre méthodologie est basée sur l'encouragement et la facilitation du dialogue, comme moyen de communiquer directement avec « l'autre », de discuter des différences et des similitudes et d'identifier des espaces communs pour le travail collaboratif.

Le 19 mai 2018, à l'Université d'Ibn Zohr à Agadir, des affrontements violents entre des étudiants du Mouvement Culturel Sahraoui et Amazigh indépendantistes ont conduit à l'assassinat d'Abderrahim Badri, étudiant en droit de 24 ans. Trente autres étudiants ont été arrêtés dans les jours suivants, alors que les jeunes de tout le pays avaient du mal à faire face à une autre mort inutile dans les universités marocaines.